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Précarité énergétique
Selon l'Observatoire national de la précarité énergétique 11,6 % des ménages étaient en situation de précarité en 2017, soit 3,3 millions de foyers ou 6,7 millions de personnes. Cette estimation correspond à la part des ménages consacrant plus de 8 % de leur budget aux dépenses d'énergie dans leur logement.

La précarité énergétique est le fait d'une conjonction de plusieurs facteurs : augmentation progressive du prix de l'énergie, vulnérabilité financière des ménages aux plus faibles revenus et mauvaise qualité énergétique d'une partie du parc immobilier.

Début 2019, plusieurs mesures doivent alléger les factures d'énergie des plus précaires : le tarif réglementé du gaz amorce une décrue prévue pour durer plusieurs mois tandis que le tarif régulé d'électricité restera stable cet hiver. Par ailleurs, le chèque énergie est revalorisé pour 2019.

Le chèque énergie
En application de la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte l'aide aux ménages modestes pour payer leurs factures d'énergie a changé de forme. Les tarifs sociaux de l'énergie ont pris fin le 31 décembre 2017 pour être remplacés par le chèque énergie.

Le tarif de première nécessité pour l'électricité (TPN) et le tarif spécial de solidarité pour le gaz naturel (TSS) sont remplacés par le chèque énergie, généralisé à compter du 1er janvier 2018 après expérimentation depuis mai 2016 sur le territoire de quatre départements.

Le chèque énergie est un titre spécial de paiement nominatif destiné à couvrir en tout ou partie les dépenses d'énergie des logements (électricité, gaz naturel, fioul, bois,…), les redevances des logements-foyers ou certaines dépenses de rénovation énergétique des logements éligibles au crédit d'impôt sur la transition énergétique (CITE).

Il est attribué chaque année sous conditions de ressources aux ménages identifiés par l'Agence de services et de paiement, sur la base de leurs déclarations de revenus et de la composition du ménage.

Le chèque énergie donne accès à des dispositions protectrices complémentaires telles que la gratuité des mises en service. De plus, en cas d'incident de paiement, il permet :

- le maintien de la puissance électrique souscrite pendant la trêve hivernale,
- un abattement de 80% sur les frais d'interruption d'alimentation ou de réduction de puissance suite à impayés,
- l'exonération des frais liés au rejet de paiement.

Pour bénéficier de ces mesures spécifiques de protection, il est nécessaire que les consommateurs concernés se déclarent auprès de leurs fournisseurs d'électricité et de gaz naturel si le chèque énergie n'est pas utilisé pour régler des factures auprès d'eux.

Le décret du 24 décembre 2018 a modifié les modalités de mise en œuvre du chèque énergie afin de prendre en compte le bilan de l'année 2018. Quant à l'arrêté du 26 décembre 2018, il a augmenté le plafond de ressources y donnant accès et la valeur faciale du chèque énergie. Celui-ci est revalorisé d'environ 50 euros au 1er janvier 2019.

Le montant du chèque énergie et les conditions d'accès sont définis comme suit :